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Premier remords , Nelligan

13 Oct

Premier remords
Au temps où je portais des habits de velours,
Eparses sur mon col roulaient mes boucles brunes.
J’avais de grands yeux purs comme le clair des lunes ;
Dès l’aube je partais, sac au dos, les pas lourds.

Mais en route aussitôt je tramais des détours,
Et, narguant les pions de mes jeunes rancunes,
Je montais à l’assaut des pommes et des prunes
Dans les vergers bordant les murailles des cours.

Etant ainsi resté loin des autres élèves,
Loin des bancs, tout un mois, à vivre au gré des rêves,
Un soir, à la maison, craintif, comme j’entrais,

Devant le crucifix où sa lèvre se colle
Ma mère était en pleurs !… O mes ardents regrets !
Depuis, je fus toujours le premier à l’école.

 
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Publié par le 13 octobre 2011 dans Poésie

 

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